Publié le 04/08/2026
À retenir
Mariage, Pacs ou concubinage : votre statut peut avoir un impact sur la détention du bien, surtout en cas de séparation ou de décès.
Dans un achat immobilier, le co-emprunteur est la personne qui souscrit le prêt avec vous. Il peut s’agir de votre conjoint, de votre partenaire de Pacs, de votre concubin ou d’un autre acquéreur. Le co-emprunteur dans un prêt immobilier n’est pas un simple soutien : il est engagé dans le remboursement du financement, au même titre que l’autre signataire.
La banque analyse donc le dossier dans son ensemble : ressources, charges, épargne mobilisée, profil des emprunteurs, taux d’endettement, garanties et cohérence du projet immobilier, selon sa politique de risque et la réglementation en vigueur.
Bon à savoir
Un co-emprunteur n’est pas un garant. Il signe le contrat de prêt et devient directement responsable du remboursement du crédit.
Acheter un logement à deux peut faciliter l’accès au financement immobilier, car la banque étudie les revenus cumulés des deux emprunteurs. Cela peut permettre d’envisager un montant plus élevé ou de mieux équilibrer les mensualités, sous réserve de votre situation financière et des critères d’acceptation de la banque.
Pour un couple qui achète sa résidence principale, cette démarche permet de concrétiser votre projet immobilier tout en préservant l’équilibre financier de votre foyer au quotidien.
Lorsque l’on achète à deux, le financement n’est pas le seul sujet à anticiper. Le statut du couple peut également avoir des conséquences sur la propriété du bien, notamment en cas de séparation ou de décès. Les droits de chacun sur le bien varient selon que vous êtes mariés, pacsés ou concubins.
Voici les principaux points d’attention selon votre statut :
| Situation | Point d’attention |
|---|---|
| Mariés | Le régime matrimonial (communauté réduite aux acquêts ou séparation de biens) influence la propriété et la transmission du bien. |
| Pacsés | Le contrat de Pacs et l’acte d’achat précisent les droits de chacun. Par défaut, vous achetez sous le régime de l’indivision (chacun est propriétaire à hauteur de sa contribution). |
| Concubins | L’indivision permet de fixer la part de propriété de chaque acquéreur. En cas de séparation ou de décès, ce statut offre moins de protection que le mariage ou le Pacs. |
En indivision, chaque propriétaire détient une quote-part du logement. Cette répartition peut tenir compte de l’apport de chacun ou du financement prévu dans l’acte d’achat.
Ces informations sont générales et ne remplacent pas les conseils personnalisés de votre notaire, qui pourra vous orienter sur le montage juridique le plus adapté à votre couple.
L’assurance emprunteur, généralement exigée pour un prêt immobilier, protège les co-emprunteurs en cas de décès, d’invalidité ou d’incapacité selon les garanties souscrites. Lorsque vous empruntez à deux, vous choisissez une quotité d’assurance pour chaque personne.
Par exemple, chaque emprunteur peut être assuré à 50 %, ou l’un à 100 % et l’autre à 50 %, selon les revenus, la situation professionnelle et le niveau de protection souhaité.
À noter : Plus la protection est élevée, plus le coût de l’assurance peut augmenter. L’objectif est de trouver un équilibre entre sécurité du foyer et coût total du crédit.
Une séparation ne met pas fin automatiquement au financement souscrit pour l’achat du bien. Tant que le crédit est en cours, les co-emprunteurs restent engagés auprès de la banque, sauf accord spécifique.
Plusieurs solutions peuvent être étudiées selon le contexte :
La banque vérifie alors que l’emprunteur restant dispose de revenus suffisants pour reprendre seul les échéances et se réserve la possibilité de refuser la désolidarisation si les conditions ne sont pas remplies. En cas de décès, l’assurance emprunteur intervient selon les garanties et quotités prévues au contrat.
Avant de vous engager, mettez à plat les points qui structurent votre achat : budget global, contribution de chacun, répartition des droits sur le bien et niveau de protection souhaité.
Au Crédit Mutuel du Sud-Ouest, nos conseillers vous aident à comparer plusieurs scénarios : choix des quotités d’assurance, modulation des échéances, répartition des apports ou solutions à prévoir en cas de séparation. Présents en Charente, Dordogne et Gironde, ils s’appuient aussi sur leur connaissance du marché local pour construire un financement cohérent avec votre achat à deux, dans le respect de la réglementation et des critères d’acceptation de la banque.
Oui. Les revenus des deux co-emprunteurs sont étudiés dans leur ensemble. La contribution de chacun peut être prise en compte dans le montage du projet, avec l’appui de votre conseiller et de votre notaire.
Non. Un compte commun n'est pas une condition pour souscrire un prêt immobilier à deux. La banque étudie avant tout la situation financière des co-emprunteurs et la cohérence du projet.
Oui. Un seul co-emprunteur du crédit peut mobiliser son épargne pour l’achat. Parlez-en en amont avec votre conseiller CMSO et votre notaire afin que la contribution de chacun soit bien prise en compte dans l’acte et dans le montage du financement.
Vous envisagez un achat immobilier à deux ? Prenez rendez-vous avec un conseiller du Crédit Mutuel du Sud-Ouest pour étudier avec vous les solutions de financement qui pourraient être adaptées à votre projet et à votre situation.
Document à caractère publicitaire dépourvu de valeur contractuelle. Ces informations sont données à titre indicatif et ne constituent pas un conseil personnalisé. Votre situation doit être étudiée avec votre conseiller. L'octroi d'un crédit immobilier est soumis à l'étude et à l'acceptation de votre dossier par votre Caisse de Crédit Mutuel du Sud-Ouest (Prêteur). Vous disposez d’un délai de réflexion de 10 jours. La vente est subordonnée à l’obtention du prêt. Si celui-ci n’est pas obtenu, le vendeur doit vous rembourser les sommes versées. Crédit image: Adobe Stock - © 2026 Adobe