Publié le 11/05/2026
Après le décès d’un proche, prévenir la banque fait partie des premières démarches à accomplir. Cette information permet d’engager le traitement bancaire du dossier du défunt. Vous devrez transmettre un acte de décès, soit en vous rendant en agence, soit par courrier recommandé.
À réception de ce document, la banque ouvre un dossier de succession et met fin aux procurations. Cette étape est essentielle pour sécuriser les comptes bancaires et assurer le respect du cadre prévu par la loi.
Après le décès, les comptes détenus à titre individuel par votre proche sont en principe bloqués pour les opérations courantes. Cette mesure concerne notamment :
Les produits d’assurance éventuellement souscrits auprès de la banque (par exemple, des contrats d’assurance-vie) obéissent à des règles spécifiques : leur traitement dépend des conditions prévues au contrat et du cadre légal applicable.
Ce fonctionnement répond à un objectif clair : protéger les droits des héritiers et encadrer les opérations dans le cadre de la succession bancaire.
Bon à savoir
Certaines opérations restent toutefois autorisées, notamment le règlement des frais d’obsèques, le paiement de factures ou de dépenses nécessaires à la conservation du patrimoine, dans les conditions prévues par la réglementation bancaire et sous réserve de justificatifs.
Après avoir été informée du décès, la banque dresse un état détaillé des comptes et des avoirs bancaires détenus par le défunt. Ce document est ensuite transmis au notaire en charge de la succession, qui s’appuie sur ces éléments pour identifier les sommes disponibles, vérifier l’existence d’éventuelles dettes et préparer la répartition des fonds entre les héritiers, conformément à la loi.
Dans l’attente du règlement de la succession, les fonds inscrits sur les comptes individuels du défunt restent en principe indisponibles, sauf opérations autorisées par la loi ou décidées dans le cadre de la succession. Une fois l’ensemble des démarches accomplies, les sommes sont versées aux héritiers ou, le cas échéant, au notaire mandaté. Si un compte présente un solde débiteur, la banque en informe les ayants droit ou le notaire, afin que les dettes soient prises en compte dans le cadre de la succession, sous réserve des choix effectués par les héritiers quant à l’acceptation ou non de la succession
Si votre proche détenait un compte joint, le décès d’un cotitulaire n’entraîne pas son blocage automatique. Le titulaire survivant peut continuer à utiliser le compte, sauf opposition des héritiers du défunt. Selon la situation, le compte peut également être transformé en compte individuel.
À l’inverse, le compte indivis est bloqué à la suite du décès. Toute opération nécessite alors l’accord de l’ensemble des cotitulaires et des ayants droit, et ce jusqu’au règlement complet de la succession.
La clôture des comptes intervient une fois la succession réglée. À ce stade, la banque vous demandera plusieurs justificatifs, notamment :
D’autres documents pourront être sollicités en fonction de la situation.
Les moyens de paiement devront également être restitués.
Le compte joint peut être conservé si le cotitulaire survivant le souhaite et si les conditions prévues à la convention de compte sont réunies. Les autres comptes sont fermés après le transfert des fonds, dans le respect des droits de chaque héritier.
Dans ces moments douloureux, pouvoir compter sur un interlocuteur de confiance est essentiel. Au Crédit Mutuel du Sud-Ouest, votre conseiller vous accompagne à chaque étape dans le cadre de la relation bancaire. Il prend le temps de vous écouter, de vous expliquer les formalités bancaires à réaliser et de vous éclairer sur le fonctionnement des comptes et produits détenus auprès de la banque, tout en facilitant les échanges avec les notaires et autres professionnels compétents.
Grâce à sa connaissance de votre situation et à une relation de proximité, il vous aide à avancer pas à pas, avec clarté et sérénité, dans le respect de vos besoins et de ceux de la succession.

Ce schéma présente les principales étapes du traitement de la succession par la banque. D’autres démarches doivent être effectuées auprès d’autres interlocuteurs (notaire, administration, etc.), en fonction de votre situation.
En complément des étapes ci-dessus, nos services successions pour la gestion des dossiers décès CMSO gèrent aussi les contrats d’assurance‑vie et de prévoyance du défunt, mais aussi les prêts souscrits par le défunt. En présence d’une assurance décès Suravenir, ils constituent le dossier pour étude par le médecin conseil.
Document à caractère publicitaire. Ces informations sont données à titre indicatif et ne constituent ni un conseil juridique, fiscal ou patrimonial, ni un conseil personnalisé. Votre situation doit être étudiée avec votre conseiller bancaire et, le cas échéant, avec vos conseils habituels. Crédit image: Adobe Stock - © 2026 Adobe & Yumens - MV Group