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Les instruments financiers

Les actions

Caractéristiques

L'actionnaire en tant que copropriétaire de l'entreprise, dispose de droits essentiels : 

  • la participation aux bénéfices en recevant des dividendes lorsque les comptes de l'entreprise le permettent ;
  • une information sur la vie et les comptes de la société ;
  • le vote aux Assemblées Générales d'actionnaires.

Avantages

Le niveau de risque de l'action est plus élevé que celui d'autres instruments financiers, cependant, en règle générale, sur les marchés financiers, le risque et le rendement sont liés. Donc plus vous prenez de risque, plus le rendement sera important.

Risque

Les cours des actions sont très volatils. Plus la volatilité est importante, plus le risque de dépréciation de l'action est élevé. Par ailleurs, en cas de liquidation de l'entreprise, les actionnaires sont les derniers réglés.

Les obligations

Caractéristiques

Une obligation est un titre de créance représentant la part d'un emprunt émis par l'Etat, une collectivité publique, une entreprise nationale ou une société privée.

Une obligation classique est caractérisée par :

  • un montant nominal (prix d'émission de l'obligation);
  • un taux d'intérêt;
  • une date d'échéance ou maturité;
  • une période de versement des intérêts.

Les obligations sont cotées en pourcentage de leur nominal. A la fin de chaque période, le souscripteur de l'obligation touche les intérêts appliqués au nominal de l'obligation (le coupon). A l'échéance, il touche le nominal. Une fois les obligations émises, elles peuvent être négociées. Elles sont cotées au comptant. Leur cours fluctue en sens inverse des taux d'intérêt du marché.

Exemple :

Le nominal de l'obligation de la société X est de 500 € à 6 % annuel, l'échéance est janvier.

Vous percevrez donc chaque année 6 % de 500 €, soit un coupon de 30 €.

Si l'obligation est actuellement cotée à 99 %, cela correspond à 99 % de 500 € = 495 €.

Avantages

Les revenus des obligations (les coupons) sont prévisibles et réguliers. L'obligation est un placement à long terme. Ce sont des placements qui peuvent être intéressants dans une perspective de baisse des taux d'intérêts.

Les droits attachés à une obligation

Le droit de céder vos obligations :

Vous pouvez décider de sortir avant le terme de l’emprunt. Pour cela, vous devez revendre tout ou partie de vos obligations. Vous pouvez en retirer un profit, c’est-à-dire une plus-value, si vous vendez vos obligations à un prix plus élevé que leur prix d’acquisition ; dans le cas contraire vous subissez une perte, c’est-à-dire une moins-value.

Le droit au remboursement de votre capital :

A l’échéance, vous recevez une somme égale à celle que vous avez investie au départ (coupon mis à part).
Dans certain cas, vous pouvez recevoir un remboursement supérieur à la somme initialement prêtée. La différence correspond alors à la “prime d’émission” et/ou à la “prime de remboursement”.

Le droit à des intérêts et la fiscalité :

Vous recevez, en tant que créancier, les intérêts de votre placement quels que soient les résultats de l’entreprise à la clôture de son exercice. Ils vous sont versés chaque année à la même date sous forme d’un coupon et sont soumis à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux.

Risques

Bien que moins volatiles que les actions, l’obligation n’est pas non plus un placement sans aucun risque :

Le risque de taux : quand les taux d'intérêt augmentent, les obligations récentes sont plus attractives et, par conséquent, les obligations les plus anciennes perdent de la valeur (donc leur prix en cas de revente avant l’échéance baisse). Le phénomène s'inverse à l'occasion de la baisse des taux d'intérêt. Ces mouvements n’ont pas de conséquence pour un investisseur qui conserve ses obligations jusqu’au terme.

Le risque de défaillance de l’émetteur : lorsqu’un émetteur fait faillite, il ne peut plus honorer ses engagements et donc assurer le paiement des intérêts, ni rembourser l'emprunt. Néanmoins, le souscripteur se situe à un rang de créance supérieur à l'actionnaire : en cela les obligations sont des actifs moins risqués que les actions. Et, dans la pratique, peu d'émetteurs manquent à leurs engagements.

La qualité de l’émetteur est donc un point important à considérer pour limiter ce risque. L’investisseur peut se référer aux notations des agences spécialisées Standard & Poor’s, Fitch et Moody’s, bien connues depuis peu du grand public : elles classent le niveau de risque relatif à chaque émetteur.

Le risque de liquidité : il existe un marché secondaire des obligations mais il n’est pas très liquide. Il n’existe aucune garantie de pouvoir céder les titres avant leur échéance.

Les différentes obligations

 

Types d'obligations
Les obligations à taux fixe L’obligation donne droit au versement d’intérêts fixes (le coupon), généralement annuels, pendant toute la durée de l’emprunt.
Les obligations à taux variable L’obligation donne droit au versement d’un coupon qui peut varier en plus ou en moins d’une année sur l’autre : intérêts calculés sur la base d’un taux de référence actualisé chaque année.
Les obligations convertibles en actions L'obligation peut être remboursée en action ou en numéraire, selon le souhait du souscripteur et dans le respect des modalités définies dans le contrat d'émission (par exemple 3 actions pour 100 € d’obligations).
Les obligations remboursables en actionsL'obligation est obligatoirement remboursée en actions.
Les obligations indexéesLe coupon versé chaque année peut varier d’une année sur l’autre : taux d’intérêt actualisé chaque année en fonction d’un indice tel que le taux d’inflation, un indice boursier, etc...
Les obligations échangeablesElles peuvent être échangées contre d’autres titres (obligations, bons de souscription, etc...). L’échange vous permet, par exemple, de transformer des obligations à taux fixe en obligations à taux variable ou inversement. Si vous anticipez une baisse des taux, il est dans votre intérêt de conserver des obligations à taux fixe et si vous anticipez une hausse des taux, de conserver des obligations à taux variable. En contrepartie de cette souplesse, le taux d’intérêt est généralement moins élevé.
Les obligations à fenêtreLe remboursement de l'obligation est réalisé en plusieurs périodes appelées fenêtres.
L'obligation à coupon 0Aucun coupon n'est versé pendant la durée de vie de l'action, ils sont capitalisés et versés à l'échéance.

La fiscalité des obligations

La fiscalité sur les revenus

Les intérêts perçus par des personnes physiques fiscalement domiciliées en France, sont soumis :

  • au barème progressif de l’impôt sur le revenu ;
  • ou, sur option, au prélèvement forfaitaire libératoire de l’impôt sur le revenu au taux de 12,80 %.

Quel que soit le choix du contribuable, les intérêts sont soumis aux prélèvements sociaux (au taux global de 17,20 % depuis le 1er juillet 2012).

Fiscalité sur les plus-values

La plus-value n’existe qu’en cas de cession de l’Obligation avant son échéance à un prix supérieur à son prix d’achat par son propriétaire.

Les plus-values (calculées en incluant le coupon couru à la date de la cession) réalisées lors de la cession des obligations par les personnes physiques fiscalement domiciliées en France sont imposables au taux de 19 % auquel s’ajoutent les prélèvements sociaux (au taux global de 17,20 % depuis le 1er juillet 2012).

Les OPCVM (SICAV et FCP)

Caractéristiques

Les OPCVM existent sous deux formes juridiques distinctes :

La Société d’Investissement à Capital Variable (SICAV) est une société anonyme : tout investisseur qui souscrit des actions devient actionnaire et possède le droit d’exprimer son avis sur la gestion lors des assemblées générales.

Le Fonds Commun de Placement (FCP) est, quant à lui, une copropriété de valeurs mobilières qui n’a pas de personnalité morale. Sa gestion est assurée par un établissement de gestion de FCP agissant au nom des porteurs.

Cet organisme détient un portefeuille composé d'actifs (actions, obligations). On peut souscrire ou racheter le montant nécessaire pour constituer un FCP est beaucoup plus faible que pour une SICAV. De ce fait, il existe de nombreux FCP de petite taille. Un FCP n'est pas une société, mais un portefeuille en copropriété. Une fois constitué, le FCP est divisé en parts proposées aux particuliers et aux entreprises, qui en achetant ces parts deviennent copropriétaires.

 

CaractéristiquesFCP
SICAV
Personnalité juridiqueN'en possède pasPersonne morale
Nombre de parts / ActionVariableVariable
CotationJournalière ou hebdomadaireJournalière
Montant minimum de l'actif pour créer un OPCVM400 000€8 000 000 €

Les différents fonds

Les fonds monétaires

L'objectif des fonds monétaires est de réaliser une performance proche du taux directeur de la Banque Centrale Européenne.

Les fonds monétaires investissent dans des produits à court terme ne présentant pas de risque de défaillance : billets de trésorerie, certificats de dépôts...

Ce type de fonds évite aux investisseurs l'insécurité des opérations en actions. Leur rentabilité est plutôt faible et varie avec les taux d'intérêts à court terme.

Les fonds obligataires

Le gérant investit dans des obligations : emprunts d’Etat, de grandes entreprises publiques ou privées. Il les sélectionnent en fonction de :

  • leur zone géographique;
  • leur secteur d’activité;
  • leur échéance;
  • leur notation.

Ces fonds réagissent donc en sens inverse des taux d'intérêt. Une hausse des taux entraîne une baisse de la valeur de la part du fonds et inversement.

Plus le fonds est sensible aux taux d'intérêt, plus il est risqué et plus il est potentiellement rentable. Les fonds obligataires sont également sensibles à la qualité de l'émetteur et à la maturité restante.

Elles offrent un risque faible, peu dépendant de la situation du marché actions.

Les fonds actions

Composés essentiellement d'actions, le rendement de ces fonds varie suivant la fluctuation du cours du support.

Le risque majeur d'un fonds actions réside dans sa volatilité, c'est-à-dire dans la fluctuation du cours des parts. Plus un fonds est volatil, plus ses cours sont fluctuants. Plus votre horizon de placement est éloigné, moins votre exposition à la volatilité est forte. On choisira ces fonds dans le cadre d'un investissement à long terme.

On peut différencier les fonds actions en fonction :

- de leurs zones d'investissement : ce sont les fonds géographiques (français, européen, pacifique).

De nombreux facteurs rendent les investissements internationaux plus risqués : le change, la politique, les évènements sociaux et l'instabilité économique. Les fonds géographiques peuvent s'intégrer dans une stratégie de diversification de portefeuille.

- de la nature des valeurs qui la composent : on les appelle fonds sectoriels. Ces fonds sont spécialisés dans un secteur spécifique de l'économie comme la médecine, les télécoms ou la distribution. Ces fonds très volatils nécessitent un contrôle régulier car ils sont totalement dépendants de la conjoncture d'un seul secteur d'activité.

- de leur état ou perspective de développement : ce sont les fonds de croissance. Ces fonds se dirigent vers des entreprises de croissance dont les bénéfices ont tendance à croître plus rapidement que ceux des autres (ex : Microsoft). Ces fonds sont très volatils et réagissent à de multiples facteurs :

  • les mouvements des taux d'intérêts ;
  • le contexte du commerce mondial ;
  • les grands courants culturels ;
  • les changements de politique.

- du volume de capitalisation des entreprises concernées : certains fonds investissent uniquement dans des sociétés importantes (blue chips), d'autres dans les petites capitalisations (volume inférieur à 1 milliard d'euro).

- de leur mode de gestion : les fonds profilés. Lors de la souscription de SICAV et/ou de FCP, vous choisissez entre plusieurs profils de risques (prudent, équilibré, dynamique...) en fonction de la répartition des supports : actions, obligations, monétaires.

Selon l'évolution du marché, le gestionnaire peut être amené à réajuster le poids des actifs du portefeuille. Cet arbitrage s'effectue dans des limites fixées dans la notice d'information visée par l'AMF et correspond aux objectifs du fonds.

Les fonds diversifiés

Ces fonds se basent sur plusieurs supports d’investissement (obligations et actions par exemple).

Le gérant bénéficie d’une plus grande liberté quant au choix des supports d’investissements. Il peut adapter ses répartitions (plus d’obligations, moins d’actions) en fonction de l’évolution des marchés. Cela vous évite d’effectuer vous-même des arbitrages.

A noter : ces fonds ont souvent un seuil minimal d’obligations à détenir (50 % par exemple), et cette part peut s’accentuer en période de baisse des marchés (jusqu’à 80 %).

Choisir un fonds

Avant d'investir, il est important d'analyser ses objectifs financiers en déterminant son horizon d'investissement, son tempérament d'investisseur ainsi que les indicateurs de risque d'un fonds.

1 -  Son horizon de placement

Investir à court terme sur des actifs volatils est dangereux.

De même, investir à long terme exclusivement sur des actifs à faible volatilité présente un intérêt modéré.

 

Durée d'investissementSupport
Moins d'un anMonétaire
De 1 à 2 ansObligataire
Plus de 5 ansActions

2 - Son tempérament d'investisseur 

On peut distinguer généralement 3 catégories d'investisseurs : 

Profil prudent : l'investisseur choisit un placement sécurisé. Son but est de récupérer sa mise assez rapidement. Les fonds monétaires sont des placements à court terme répondant à ce profil d'investissement. Horizon d'investissement : 1 an.

Profil équilibré : l'investisseur a une sensibilité moyenne au risque. Son objectif est de dynamiser son portefeuille en investissant sur le marché action (1/3 du portefeuille) et sur les obligations. Horizon d'investissement : de 2 à 5 ans.

Profil offensif : l'investisseur recherche la meilleure performance possible au détriment de la sécurité. Le niveau de risque accepté est important. Une perte provisoire d'une partie du capital est possible. La rentabilité des investissements évolue généralement en fonction du risque. Plus l'espérance de gain est forte, plus le potentiel de perte est significatif. Horizon d'investissement : 5 ans ou plus.

3 - La volatilité 

Outre leurs performances, les profils de gestion sont analysés sous un autre angle : celui de la volatilité.

C'est un indicateur de risque d'un fonds. En statistique, on l'appelle écart-type. La volatilité d'un fonds se mesure à partir de la période de référence découpée en sous-période. L'écart-type de toutes les performances obtenues pour chaque sous-période permet de calculer la volatilité.

Plus la volatilité est forte, plus les écarts de performance sont élevés. Le risque d'acheter au plus haut et de devoir vendre au plus bas augmente. Parallèlement, en achetant au plus bas, les gains potentiels sont plus élevés.

Par ailleurs, une volatilité faible permet de progresser de façon linéaire.

La volatilité moyenne diffère suivant la nature du fonds. Voici un tableau de synthèse des volatilités moyennes donné à titre indicatif.

 

SupportVolatilité moyenne
Monétaire0 - 2 %
Obligateire2 - 5 %
Action20 - 35 %
Action des marchés émergents> 25 %

 

Le couple rentabilité/volatilité est un bon indicateur de risque. Un bon gérant est capable de limiter la volatilité des fonds gérés en dégageant des performances régulières tout en affichant des résultats supérieurs à la moyenne.

Prix d’une part/d’une action d’un fonds

Comment se calcule le prix ?

Le prix d'achat (= de souscription) ou de vente (= de rachat) d'une SICAV ou d'une part de fonds commun est fonction de deux éléments :

  •  la valeur liquidative de l'OPCVM;
  •  les droits d'entrée (= commission de souscription) ou droits de sortie (= commission de rachat) éventuellement applicables.

La valeur liquidative

C'est la valeur de la part d'un fonds commun de placement ou de l'action d'une SICAV. Cette valeur est obtenue en divisant le montant global du portefeuille de valeurs mobilières et des autres avoirs détenus par le FCP ou la SICAV par le nombre de parts ou d'actions émises.

La valeur liquidative retenue comme référence pour la détermination du prix de souscription ou de rachat des parts ou actions de l'OPCVM est :

  • soit la dernière valeur liquidative connue ; on dit dans ce cas que l'on souscrit ou que l'on se fait racheter les titres à un "cours connu";
  • soit la prochaine valeur liquidative qui sera calculée : on parle dans ce cas d'un "cours inconnu".

Pour savoir à quelle valeur liquidative sera exécutée une demande de souscription ou de rachat, il faut consulter le DIC de l'OPCVM (disponible sur Internet).

La notice précise la valeur liquidative prise en référence (celle-ci peut être différente s'il s'agit d'une souscription ou d'un rachat).

Il est recommandé à l'investisseur qui souhaite transmettre un ordre de souscription ou de rachat de prêter une attention toute particulière à l'heure à laquelle il doit avoir transmis son ordre. Pour les OPCVM dont la périodicité de calcul de la valeur liquidative est hebdomadaire ou bimensuelle, au jour auquel il doit l'avoir communiqué. Si l'investisseur n'agit pas dans les délais impartis, il se voit appliquer la valeur liquidative de référence suivante.

Ces données figurent sur la notice d'information de l'OPCVM.

Les frais éventuels de souscription et/ou de rachat

Une fois la valeur liquidative de référence déterminée, il faut appliquer les éventuelles commissions de souscription et de rachat pour obtenir le prix effectif de souscription ou de rachat.

La commission de souscription s'ajoute à la valeur liquidative retenue pour la souscription (multipliée par le nombre de titres souscrits), le résultat de cette addition constituant le prix d'achat ( = de souscription) des titres payés par le client.

La commission de rachat s'impute sur la valeur liquidative retenue pour le rachat (multipliée par le nombre de titres rachetés), le résultat de cette soustraction constituant le prix de revente ( = de rachat) des titres payés par l'OPCVM.

En tout état de cause, les commissions affichées sur la notice d'information correspondent à un montant maximum qui ne peut être dépassé par votre intermédiaire financier.

Les trackers

Avantages des Trackers

Derrière ce nom technique se cachent des produits financiers simples d’utilisation et de compréhension.

Un tracker est une Sicav ou un Fonds Commun de Placement qui suit la performance d’un indice et qui se négocie en Bourse, en continu, aussi simplement qu'une action.

Un objectif clair : suivre la performance d'un indice

  • le CAC 40 gagne 5 % : les trackers sur le CAC 40 gagnent 5 % !
  • il existe également des trackers incluant un effet de levier à la hausse ou à la baisse : le CAC 40 perd 2 %, vous pouvez gagner jusqu'à 4% !

Un prix transparent

  • contrairement à un FCP ou à une Sicav, vous connaissez tout de suite la valeur d'achat ou de vente de votre trackers.
  • exemple : le prix du tracker Lyxor ETF CAC 40 a une valeur proche de 1/100ème du CAC40. Si le CAC40 est à 3500 points, le tracker Lyxor ETF CAC 40 vaut environ 35 €.

Un confort et un large choix d'investissement

  • vous investissez sur de nombreux indices internationaux (France, USA, Brésil, Inde, Chine, Corée, Afrique), ainsi que sur des indices sectorielles (Télécom, Automobile, Eau, Energie).
  • les trackers sont négociables en Bourse en continu. Vous bénéficiez de l'évolution de l'indice en temps réel.
  • vous intervenez aussi bien sur de faibles montants que sur des montants élevés, il n'y a pas de quantité minimale lors de l'achat.
  • vous effectuez vos ordres d'achat sur votre compte-titres ou votre PEA, exactement comme une action.

Caractéristiques des Trackers

Marché concerné

Les trackers sont admis au premier marché sur un segment dédié : le Next Track
LiquiditéLes trackers bénéficient de la même liquidité que les actions
DiversitéLes trackers permettent d'intervenir sur toutes les valeurs qui les composent
Eligibilité au SRDCertains trackers sont éligibles au SRD et permettent de bénéficier d'un effet de levier maximum
Eligibilité au PEACertians trackers sont élégibles au PEA
FiscalitéLEs tracckers ayant le statut juridique d'OPCVM, la fiscalité qui leur est associée est semblable à celle des OPCVM
Horaires de cotation09h05 - 17h35
Quotité1 action
Pas de cotation0,01 €
Type de cotationContinu
Type d'ordreIdentiques aux actions

La détermination du prix des trackers

La valeur d’un tracker est, avant tout, déterminée par le niveau de l’indice répliqué. Les dividendes accumulés, les frais de gestion, et la confrontation des ordres d’achat et de vente ont aussi un impact sur la formation du prix. Le prix d’un tracker est bien souvent équivalent à une fraction de l’indice sous-jacent.

Par exemple, si le niveau de l’indice est de 500, la fraction de 1/10, le prix du tracker fluctue autour de 50 €.

Stratégies d'investissement

Leur simplicité et leur diversité font des trackers des supports d’investissement largement plébiscités. D’autant qu’ils peuvent répondre à des stratégies très différentes : spéculation, couverture ou diversification. 

Ces fonds collectifs cotés répliquent un indice. Dans les faits, ces produits qui se souscrivent aussi aisément qu’une action, permettent la mise en place de quatre grands types de stratégies. 

Première d’entre elles : la diversification des portefeuilles. En effet, la richesse des trackers proposés par les sociétés de gestion donne la possibilité de se constituer un portefeuille largement ouvert sur les marchés mondiaux. Ils se révèlent notamment pertinent lorsqu’il s’agit d’investir sur des marchés lointains, du type marchés émergents. Plutôt que d’opter pour quelques valeurs de ces places (souvent non accessibles auprès d’un courtier en ligne), le tracker permet de jouer la réplication d’un indice par le biais d’un code Isin unique. 

Autre stratégie largement utilisée par les investisseurs actifs : la couverture. Certains trackers permettent en effet de jouer l’évolution d’un indice à la baisse. Ils peuvent donc être pleinement utilisés en cas d’anticipation négative. Concrètement, la performance du tracker est inverse à celle enregistrée par l’indice de référence. Une baisse de l’indice se traduit par une performance positive pour le tracker. 

Troisième stratégie : l’utilisation de trackers pour du trading sur les plus grands indices mondiaux. Deux techniques sont possibles. La première en compte-titres ordinaires, dans le cadre du Service à règlement différé (SRD). À quelques exceptions près, l’ensemble des trackers y est accessible. Cette option permet de pouvoir bénéficier d’un effet de levier (de 3 à 5) et de spéculer sur l’évolution des indices pour des positions à très court terme. La seconde technique concerne les trackers qui disposent d’un effet de levier interne (généralement x2). Dès lors, en cas d’anticipation d’un rebond sur un marché particulier, l’investisseur se dote de la possibilité de multiplier les gains par deux si son scénario se révèle pertinent. 

Dernière stratégie communément pratiquée : l’ouverture de son compte-titres ordinaire ou son PEA à des segments souvent peu accessibles. Les trackers offrent en effet la possibilité d’investir sur des marchés peu liquides et accessibles comme les obligations du secteur privés, tout en en disposant d’une liquidité absolue et d’une transparence totale. Ces trackers thématiques prennent tout leur sens lorsque l’investisseur cherche à décorréler son portefeuille ou à le diversifier de manière optimale. 

La simplicité – et le coût réduit – de ces véhicules d’investissement offrent ainsi la possibilité de poursuivre des objectifs variés sans contrainte d’échéance. Ils conviennent donc aussi bien aux investisseurs très actifs qu’à ceux disposant d’un horizon d’investissement à long terme.

Les warrants

Définition :

Un warrant est une option émise par un établissement financier qui en assure la diffusion et la cotation. Elle donne le droit, et non l'obligation, d'acheter ou de vendre une quantité prédéterminée (parité) d'un actif financier (ou sous-jacent) dans des conditions de prix (strike) et de durée (échéance) fixées à l'avance.

Un warrant qui permet d'acheter est un Call Warrant.

Un warrant qui permet de vendre est un Put Warrant.

La valeur d'un Call augmente quand le cours du sous-jacent augmente, et inversement.

La valeur d'un Put augmente quand le sous-jacent baisse et réciproquement.

Le Warrant présente plusieurs intérêts. Il permet notamment de profiter d'un "effet de levier" puisque les gains possibles sont plus importants que la somme investie initialement (prix d'émission).

Le warrant présente le risque de perte totale de la prime initialement investie. Il s'adresse donc à des investisseurs avertis des marchés financiers. Par contre, la perte maximale est limitée à la prime investie.

Les warrants sont négociables en Bourse et peuvent être achetés ou vendus à tout moment. La période de négociation d'un warrant s'étend de sa date de cotation en bourse jusqu'à six jours ouvrables avant  l'échéance du warrant. Ce délai de six jours passé, soit le warrant est exercé, soit il est abandonné. Dans la plupart des cas, mieux vaut les revendre sans attendre l'échéance.

Caractéristiques :

 

Un warrant est caractérisé par les paramètres suivants :
Sous-jacent (ou support)C'est la valeur sur laquelle porte le warrant. Le support d'un warrant peut être une action ou un panier d'actions, un indice, une devise, une matière première ou un taux d'intérêt.
Le prix du warrant s'évalue grâce aux notions suivantes :
La primeC'est la valeur du warrant.
Le prix d'émissionPrix auquel le warrant est émis
Le prix d'exercie ou strikeC'est le prix auquel on peut acheter ou vendre le support en cas d'exercice du warrant. Il est fixé par l'émetteur du warrant à l'émission et n'est modifié qu'en cas d'opération sur le sous-jacent.
La paritéLa parité est le nombre de warrants qu'il faut pour acquérir le sous-jacent. Les parités les plus usitées sont 10 pour 1, et 100 pour 1. Un warrant est dit de type européen lorsqu'il ne peut être exercé qu'à sa date d'échéance. Un warrant est dit de type américain lorsqu'il peut être exercé sur toute la durée de la période de négociabilité.
L'échéanceLes échéances des warrants sont comprises généralement entre un et cinq ans. L'échéance est la date limite de la durée de vie d'un warrant. A la date d'échéance, le cours du warrant est égal à sa valeur intrinsèque.
La quotitéLa quotité est la quantité minimale de warrants que l'on peut négocier en Bourse. Elle doit être multiple de 100, 1000, 10000.
C'est le niveau de cours que doit atteindre le sous-jacent à l'échéance pour que l'investisseur commence à dégager un bénéfice, s'il conserve le warrant jusqu'à l'échéance.
Le point mortPour un Call, le point mort est atteint quand le cours du sous-jacent diminué du prix d'exercice est égal à la prime. Pour un Put, le point mort est atteint quand le prix d'exercice diminué du cours du sous-jacent est égal à la prime.

Avantages :

(Source Euronext)

L'effet de levier

Un des principaux avantages des warrants est d'offrir à leur détenteur le bénéfice d'un important effet de levier.

Pour acquérir un warrant il suffit de s'acquitter du montant de la prime cotée sur le marché qui est nettement inférieure au cours du sous-jacent. Ainsi, on peut profiter des variations du sous-jacent à moindre coût. Le levier correspond alors au nombre de warrants que l'on peut acheter pour une valeur équivalente au cours du sous-jacent, permettant ainsi de mesurer l'effet multiplicateur du warrant. On calcule l'effet de levier par le rapport entre le cours du sous-jacent et la prime du warrant (ajusté de la parité).

Une perte maximale connue à l'avance

Un warrant représente un droit et non une obligation, qui peut être exercé ou non. De ce fait, la perte maximale encourue correspond au montant de la prime versée - l'investissement initial - soit une somme faible par rapport à la valeur du sous-jacent. Dans le cas le plus défavorable, vous perdez l'intégralité de votre investissement (le montant de la prime).

Un moyen facile et peu coûteux d'investir à l'international

Les warrants vous donnent accès aux plus grandes valeurs internationales, aux indices les plus connus, aux devises, aux paniers d'actions et aux marchandises. En général il est assez difficile d'avoir directement accès à ces sous-jacents. Or en achetant un warrant sur une action étrangère par exemple, vous obtenez une exposition directe sur l'évolution de cette valeur avec des frais de transaction équivalents à l'achat d'actions domestiques. Pour ce faire, il vous suffit de passer un ordre auprès de votre intermédiaire financier traditionnel. Attention, les warrants sont négociés en euro, même si le sous-jacent cote en dollar ou en yen. De ce fait, en achetant un warrant coté en euro dont le sous-jacent est coté en dollar, vous vous exposez au risque de change euro/dollar.

Un outil de diversification

Vous pouvez utiliser les warrants pour augmenter ou diminuer le risque global de votre portefeuille ou tout simplement pour diversifier vos placements sur une valeur, une zone géographique ou un secteur d'activité. Vous pouvez également utiliser les warrants pour couvrir votre portefeuille contre une baisse du marché ou tout simplement bénéficier de cette baisse en achetant des put warrant.

Un produit qui vous permet de profiter aujourd'hui des variations futures

La maturité d'un warrant pouvant être de plusieurs années, les warrants vous permettent d'attendre le moment idéal pour acheter ou vendre le sous-jacent. Ainsi, même si vous n'avez pas les fonds nécessaires à l'achat du sous-jacent, vous pouvez quand même profiter des variations de prix à court terme ou vous positionner dans une optique de plus long terme. Vous pouvez également utiliser les warrants pour différer la vente de vos titres ou pour protéger vos actions contre le risque d'une forte baisse de cours.

Risques :

 (Source Euronext)

Il y a trois principaux risques inhérents aux warrants :

Le temps joue toujours contre l'acheteur d'un warrant

Au fur et à mesure que l'on se rapproche de l'échéance, votre warrant perd de la valeur si vos anticipations se révèlent fausses. En effet, à conditions de marché inchangées, la probabilité que le sous-jacent évolue favorablement diminue, ce qui a un effet négatif sur la prime du warrant. De ce fait, dès que vos anticipations se révèlent fausses, il vaut mieux solder votre position et acheter un warrant dont les caractéristiques correspondent mieux aux nouvelles conditions de marché.

L'effet de levier peut se retourner contre l'acheteur

Pour acheter un warrant, l'investisseur va payer une prime dont le montant est nettement inférieur au prix du sous-jacent. Il peut ainsi bénéficier d'un fort effet de levier. Cependant, cet effet de levier fonctionne dans les deux sens, les variations à la hausse et à la baisse du prix du sous-jacent étant amplifiées au niveau du prix du warrant. Par conséquent même si la perte maximale est connue d'avance (elle se limite au montant de la prime) elle peut rapidement se réaliser. Cet effet de levier explique pourquoi les primes des warrants varient fréquemment de plus de 50% par jour.

La volatilité peut aussi se retourner contre les investisseurs

La volatilité reflète l'amplitude des mouvements du sous-jacent sans donner d'indications quant au sens de ces variations. Cet indicateur a une très forte influence sur la prime du warrant. Plus la volatilité est importante, plus la prime est grande. Généralement quand le cours du sous-jacent augmente, la volatilité diminue. L'effet sur la prime du call est donc incertain : ce qui est gagné par la hausse du sous-jacent peut être partiellement annulé par la baisse de la volatilité. C'est la raison pour laquelle une hausse du sous-jacent n'entraîne pas toujours une hausse de la prime des call warrants.

Les warrants s’adressent à des investisseurs disposant de connaissances spécifiques et d’une expérience suffisante pour en maîtriser les mécanismes. Ils présentent un risque élevé.

Valorisation :

Dans la monnaie, à la monnaie, en dehors de la monnaie :

Un call ou un put warrant est "at the money" ou "à la monnaie" lorsque le cours du sous-jacent est égal au prix d'exercice.

Un Call warrant est "in the money" ou "dans la monnaie" lorsque le cours du Sous-jacent est supérieur au prix d'exercice. Un Put warrant est "in the money" ou "dans la monnaie" lorsque le cours du Sous-jacent est inférieur au prix d'exercice.

Un Call warrant est "out of the money" ou "hors de la monnaie" lorsque le cours du Sous-jacent est inférieur au prix d'exercice. Un Put warrant est "out of the money" ou "hors de la monnaie" lorsque le cours du Sous-jacent est supérieur au prix d'exercice.

 

 CALL (option d'achat)PUT (option de vente)
Prix d'exercice = Cours du sous jacentAt the moneyAt the money
Prix d'exercice > Cours du sous jacentOut of the money
In the money
Prix d'exercice < Cours du sous jacentIn the money
Out of the money

La valeur d'un warrant :

Deux notions composent la prime d'un warrant :

Prime = valeur intrinsèque + valeur temps

La valeur intrinsèque :

La Valeur Intrinsèque est la valeur qu'aurait le Warrant si l'échéance était aujourd'hui. Pour un Call Warrant, c'est donc la différence entre le cours du Sous-jacent et le prix d'exercice. Pour un Put Warrant, la Valeur Intrinsèque représente la différence entre le prix d'exercice et le cours du Sous-jacent. Elle s'établit ainsi :

Elle est égale à :

Pour un Call : Cours du Sous jacent - Prix d'exercice, si ce chiffre est positif, 0 sinon.

Pour un Put : Prix d'exercice - cours du Sous jacent, si ce chiffre est positif, 0 sinon.

En fait, la Valeur intrinsèque représente le profit immédiat obtenu si le warrant est exercé en espèces. Cette valeur est toujours positive.

 CALL (option d'achat)PUT (option de vente)
Prix d'exercice = Cours du Sous-jacentAucune valeur intrinsèqueAucune valeur intrinsèque
Prix d'exercice > Cours du Sous-jacentAucune valeur intrinsèqueValeur intrinsèque positive
Prix d'exercice < Cours du Sous-jacentValeur intrinsèque positiveAucune valeur intrinsèque

 

Cas d'un Call warrant

call warrant

Cas d'un Put warrant

put warrant

La valeur temps :

Cette valeur est liée à la probabilité que le cours du Sous-jacent dépasse le prix d'exercice du warrant à l'échéance (dans le cas d'un Call). Cette probabilité est d'autant plus forte que l'échéance est lointaine, ainsi la Valeur Temps décroît au fur et à mesure que le temps s'écoule. Cette valeur est toujours positive. A l'échéance la valeur temps est nulle.

En fait, cette valeur temps représente la valeur spéculative que l'investisseur est prêt à payer pour bénéficier de l'évolution du sous-jacent qu'il anticipe.

 Cette valeur est représentée par l'indicateur Thêta.

N.B. : Theta est maximum lorsque le prix du warrant est "at the money". Plus le temps avant la maturité s'écoule, plus Theta augmente.

 Valorisation d'un Call
Cette figure montre que le prix d'un call dépasse sa valeur intrinsèque d'une valeur temps.

Valorisation d'un call

Valorisation d'un Put

Valorisaion d'un put

Cette valeur temps est définie par la formule de Black and Scholes. Il ne s'agit pas ici d'entrer dans le détail de ces formules, mais il semble important de connaître les variables qui influent sur cette valeur.


La volatilité :

Cette notion mathématique représente l'amplitude de variation du cours du sous jacent aussi bien à la hausse qu'à la baisse. De ce fait, une volatilité importante du sous-jacent traduit un potentiel de variation - donc de gain - important du warrant.

 On distingue deux types de volatilité :

La volatilité historique mesure l'amplitude des variations qu'un sous-jacent a connu dans le passé. Ces estimations passées permettent d'estimer le potentiel de variation future.

La volatilité implicite est le potentiel de variation que les investisseurs anticipent pour le sous-jacent pendant la durée de vie du warrant. Cette donnée est 'subjective' dans le sens où elle est calculée à partir d'algorithmes propres à chaque émetteur de warrant. Il s'agit, en fait de la volatilité future anticipée par l'émetteur du warrant.

 L'influence de la volatilité sur la prime est donnée par le Véga.

N.B : Véga est à son maximum lorsque le prix du warrant est "at the money". Plus Véga augmente, plus la prime du warrant est sensible aux variations de la volatilité.

 Les taux d'intérêt :

Les taux d'intérêt ont une influence sur la valeur d'un warrant. Plus les taux d'intérêt sont élevés et plus la valeur d'un Call est élevée. Inversement, plus le taux d'intérêt est élevé et plus la valeur d'un Put est faible.

L'impact réel des taux d'intérêt sur la valeur d'un warrant est assez réduit. Les taux d'intérêt sont le moins important des facteurs intervenant dans le prix d'un warrant.

 

Cette valeur est représentée par l'indicateur Rhô.

Si le taux d'intérêt augmentation Si le taux d'intérêt diminution
Call Prime augmentation Prime diminution
Put Prime diminution Prime augmentation

N.B. : Plus Rhô augmente, plus la prime est sensible aux variations des taux d'intérêt. Par ailleurs, plus la durée de vie d'un warrant est courte, moins la prime sera sensible aux variations des taux d'intérêt.

 La sensibilité au sous-jacent :

 Les mesures du risque lié au sous-jacent.

 Il existe trois indicateurs pour mesurer l'impact d'une variation du sous-jacent sur le cours du warrant :

  •  Le delta mesure le bénéfice attendu (en euro) pour une variation de 1 euro du sous-jacent.
  •  L'élasticité représente le bénéfice attendu (en %) pour une variation de 1% du sous-jacent. Cet indicateur permet d'avoir une bonne idée de la performance du warrant.

Elasticité = levier x delta.

  • L'effet de levier mesure la variation (en point) du warrant pour une variation d'1 point du sous-jacentUne variation d'un point du Sous-jacent peut entraîner une variation de 5, 10 voire plus du warrant. N.B. : l'effet de levier se mesure dans les deux sens ; les warrants amplifient les gains mais aussi les pertes !

Effet levier = cours sous-jacent / (cours du warrant x parité)

La fiscalité des warrants :

Détermination du profit (ou perte) imposable.

Pour chaque opération, le profit ou la perte est égal à :

  • sommes reçues (nettes des frais et taxes) - sommes versées, en cas de revente du warrant, (achat - cession).
  • sommes reçues  - sommes versées + gain sur actif sous jacent, en cas d'exercice de l'option et de livraison de l'actif sous-jacent (achat + exercice).
  • en cas d'abandon de l'option, l'opérateur subit une perte égale au coût d'acquisition du warrant. (achat + abandon).

Les plus-values engrangées par la cession de warrants sont imposées dès le premier euro, au taux forfaitaire de 19%, auxquels s'ajoutent les prélèvements sociaux, comme les valeurs mobilières classiques qui ne bénéficient plus de la notion de seuil de cession depuis le 1er janvier 2011.

Les moins-values d’une année peuvent s’imputer sur des plus-values de cession réalisées sur les autres valeurs mobilières. Elles peuvent être reportées durant 10 ans sur des plus-values de même nature.

L'élasticité représente le bénéfice attendu (en %) pour une variation de 1% du sous-jacent. Cet indicateur permet d'avoir une bonne idée de la performance du warrant.
Elasticité = levier x delta.

Les bons de souscription

Caractéristiques

Les bons de souscription donnent le droit d'acheter une quantité d'actions à un prix déterminé (prix d'exercice) jusqu'à une date donnée.Ces bons sont des titres librement négociables et cotés en bourse, ils peuvent être exercés de leur date d'émission à leur date d'échéance (entre 3 et 5 ans).

Avantage

Le bon permet d'être intéressé à la hausse ou à la baisse d'une action sans avoir à y consacrer le même montant de capitaux qu'en achetant directement des actions.

Risque

Le risque est identique à celui du warrant. Le bon de souscription réagit en fonction de la volatilité de son sous-jacent.

Synthèse

Le niveau de risque en fonction du type d'actif et de l'horizon de placement :

MonétairesObligations d'EtatObligations de société Actions*Warrant*Bons de souscription*
Court terme
+   ++++++++
Moyen terme
+
 ++ ++++++++
Long terme
+
+++ +++++++

* A noter que pour un type d'actif le niveau de risque peut varier selon la volatilité des valeurs. En particuliers les valeurs de nouvelles technologies dont le risque est souvent plus élevé, mais qui offrent aussi une meilleure rentabilité que des valeurs plus "classiques", évoluant sur des marchés plus mûrs. 

En règle générale, le risque et le rendement sont souvent corrélés.

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